PM2.5 (Particules fines ≤ 2,5 microns)
Les PM2.5 sont des particules fines en suspension dont le diamètre est inférieur ou égal à 2,5 micromètres, assez petites pour pénétrer profondément dans les voies respiratoires.
Les PM2.5 désignent les particules fines dont le diamètre aérodynamique est inférieur ou égal à 2,5 micromètres, soit une fraction d'un cheveu humain. Leur très petite taille leur permet de rester longtemps en suspension dans l'air et de pénétrer profondément dans les voies respiratoires, ce qui en fait un indicateur suivi de près en qualité de l'air. On les distingue des particules plus grossières comme les PM10, qui incluent des poussières de plus grand calibre.
À l'intérieur, les PM2.5 proviennent surtout de phénomènes de combustion et d'activités du quotidien : cuisson, chauffage au bois, chandelles, fumée de tabac, ainsi que de l'infiltration d'air extérieur pollué. Au Québec, les épisodes de fumée liés aux feux de forêt en été et l'usage du chauffage au bois en hiver peuvent faire grimper les concentrations intérieures, surtout dans des bâtiments fermés dont l'air se renouvelle peu durant la saison froide.
Toute ligne directrice chiffrée sur les particules fines doit être attribuée à sa source officielle. L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) publie des lignes directrices sur la qualité de l'air pour les PM2.5, et Santé Canada diffuse de l'information sur les particules dans l'air intérieur. Il faut consulter ces organismes directement pour connaître les valeurs à jour et leur portée, car elles évoluent et se réfèrent à des contextes précis (moyennes sur des durées définies, air ambiant ou intérieur).
Lors d'un test, les PM2.5 se mesurent à l'aide d'appareils de comptage optique ou gravimétriques, généralement en continu pour capter les variations. Le résultat dépend fortement des activités en cours : une simple séance de cuisson peut faire bondir la lecture temporairement. On documente donc le contexte (cuisson, chauffage, ouverture des fenêtres, filtration de l'air) afin d'interpréter correctement les valeurs et de distinguer un pic passager d'une exposition soutenue.
L'erreur fréquente consiste à confondre un pic momentané avec une contamination durable, ou à comparer une lecture instantanée à une ligne directrice exprimée en moyenne sur plusieurs heures. Une valeur ponctuelle élevée pendant la cuisson n'a pas la même signification qu'une concentration constamment élevée. La filtration HEPA et une bonne ventilation aident à réduire les particules fines, mais l'interprétation d'une mesure demande de tenir compte de la durée et des sources.
Points clés
- Particules fines de diamètre ≤ 2,5 micromètres, inhalables en profondeur.
- Sources intérieures : cuisson, chauffage au bois, fumée, air extérieur.
- Toute valeur limite doit être attribuée à l'OMS ou à Santé Canada.
- Un pic de cuisson diffère d'une exposition prolongée.
Limites
Une mesure ponctuelle de PM2.5 reflète l'activité du moment et ne se compare pas directement à une ligne directrice exprimée en moyenne. La donnée ne renseigne pas sur la composition chimique des particules ni sur des effets de santé individuels.
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