Humidité relative
Pourcentage exprimant la quantité de vapeur d'eau contenue dans l'air par rapport au maximum qu'il pourrait contenir à une température donnée.
L'humidité relative (souvent abrégée HR) est le rapport, exprimé en pourcentage, entre la quantité de vapeur d'eau réellement présente dans l'air et la quantité maximale que cet air pourrait contenir à la même température avant saturation. Parce que la capacité de l'air à retenir la vapeur augmente avec la température, une même quantité de vapeur d'eau correspond à une humidité relative plus élevée dans un air froid que dans un air chaud. C'est pourquoi l'humidité relative varie fortement d'une pièce à l'autre et selon le moment de la journée.
Cette notion est déterminante pour la qualité de l'air intérieur parce qu'elle influence directement le confort, la condensation et surtout le risque de croissance de moisissures. Lorsque l'air chaud et humide entre en contact avec une surface froide, l'humidité relative locale peut atteindre le point de saturation et l'eau se condense. Une humidité relative durablement élevée près des surfaces crée des conditions favorables au développement de moisissures et d'acariens.
Au Québec, le climat impose des cycles marqués : en hiver, le chauffage assèche l'air intérieur et l'humidité relative peut devenir basse, tandis qu'en été la chaleur et l'humidité extérieures, ou des sources internes comme les douches et la cuisson, peuvent la faire grimper. Les sous-sols et les zones mal ventilées sont particulièrement exposés. Les autorités de santé publique, dont l'INSPQ, soulignent l'importance de maîtriser l'humidité intérieure pour prévenir les problèmes de moisissures, sans qu'un seuil unique convienne à toutes les situations.
Dans le cadre d'un test ou d'une inspection, l'humidité relative est mesurée à l'aide d'un hygromètre, souvent en même temps que la température, puisque l'une ne s'interprète pas sans l'autre. La mesure aide à repérer des conditions propices à la condensation et à la moisissure, à documenter un problème d'humidité excessive et à orienter les recommandations, par exemple sur la ventilation. On la combine généralement à un examen visuel et à d'autres mesures pour établir un portrait complet.
Une erreur d'interprétation courante consiste à comparer des valeurs d'humidité relative prises à des températures différentes comme si elles étaient équivalentes. Une HR de 50 % dans une pièce chaude ne représente pas la même quantité d'eau que 50 % dans un endroit froid. De même, une valeur ponctuelle a peu de valeur : c'est le suivi dans le temps et selon les activités du logement qui révèle les vrais risques.
Enfin, il faut retenir que l'humidité relative décrit l'air à un instant et à un endroit donnés. Elle n'indique pas à elle seule la présence de moisissures, ni l'origine d'un excès d'humidité, ni l'humidité contenue dans les matériaux, qui se mesure autrement. C'est un indicateur de conditions, pas un diagnostic.
Points clés
- Rapport entre la vapeur d'eau présente et le maximum possible à une température donnée.
- Dépend de la température : la même quantité d'eau donne une HR différente selon la chaleur.
- Une HR durablement élevée favorise la condensation et les moisissures.
- Se mesure avec un hygromètre, toujours en lien avec la température.
Limites
L'humidité relative décrit l'air à un endroit et à un instant donnés. Elle n'indique pas la présence de moisissures, ni l'origine d'un excès d'humidité, ni l'humidité des matériaux.